OrthèseGo - Pathologies

La métatarsalgie du coureur ou pas…

La métatarsalgie du coureur ou pas…

En tant qu’Orthésiste, je ne développerai pas sur la pathologie en tant que telle, mais bien sur la manière dont nous pouvons appareiller une personne afin de la soulager. Notre travail consiste à concevoir et fabriquer une pièce orthopédique qui a pour fonction d’optimiser une mécanique humaine déficiente à partir des mêmes principes de physique utilisés par les ingénieurs.

La métatarsalgie se traduit par une vive douleur à l’avant pied, pouvant se situer sous le premier rayon, sous le 2ieme et 3ieme métatarsiens ( la forme la plus douloureuse à la marche)  ou simplement au niveau du cinquième.  
Certains facteurs accentuent l’intensité :

  • La course sur l’avant pied
  • Le type de pied, souvent creux
  • La surcharge pondérale
  • De longues enjambées accentuant la pression sur l’avant-pied
  • Marcher pieds nus sur une surface dure
  • Un soulier à semelle trop dur
  • Une chaussure trop flexible

OrthèseGO - La métatarsalgie du coureur ou pas…

Notre but ; répartir la charge sous le pied en prenant appui sur une zone saine afin de soulager une zone atteinte. Alors comment faire !?
  • La vision la plus primitive consistera à mettre une surface souple en contact avec le pied. Un peu sous le même principe que de dire au client de se mettre une chaussure molle et confortable sous le pied. Toutefois, cette solution a pour défaut de remplir davantage une chaussure et ainsi créer une compression du pied et un inconfort. (Engourdissement, pression sur les ongles, œil de perdrix, ongles incarnés, cors mous, etc.)
  • Tout bon orthésiste devrait prendre appui sur les tissus mous du pied, car ce sont eux qui représentent la moitié de la surface du pied et qui sont la base de toutes les solutions de problème d’hyper pression. Règle générale, on pourra enlever environ 40% de charge à l’avant pied. Support scaphoidien jaune)
  • Dans un second temps, selon la gravité de la condition, des éléments seront ajoutés. Souvent des callosités exposeront la zone de surcharge pouvant donner une piste de solutions. La (barre de décharge métatarsienne rouge) conviendra dans le cas d’une douleur généralisée, le (tampon métatarsien bleu) sera davantage pour reconstruire l’arche transverse affaissée et cibler un endroit bien précis à soulager. Les deux éléments auront une densité selon la conception de l’orthèse plantaire. Plus l’élément sera souple afin d’être mieux accepté par le pied, plus il sera épais. Donc si on porte une chaussure délicate, il en tient au concepteur de l’orthèse d’utiliser un matériel plus rigide afin d’affiner son travail pour appareiller la chaussure visée. En amincissant le talon autant que possible, et en augmentant l’épaisseur derrière les têtes métatarsiennes, il est possible de faire un effet de bascule du poids sur l’arrière pied, ajoutant un 10% de décharge.                                  
  • Un dernier élément, (petite innovation personnelle) une élévation devant les os métatarsiens qui, lors de la propulsion obtient le summum de la décharge. Le croissant Gervais, comme on l’appelle affectueusement (zone blanche et verte pâle) sur la première figure. Lors de la marche, la barre métatarsienne perd de son efficacité au profit du croissant dur qui est d’une épaisseur variable selon l’atteinte. En s’y agrippant, les orteils prennent une bonne partie de la charge ce qui forme l’impression d’un vide sous la zone douloureuse. Ce segment est le plus efficace dans le cas d’une métatarsalgie du coureur ou d’une personne très active.

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L’orthèse plantaire reste une solution extrêmement abordable pour se remettre sur pied. Son avantage majeur est son utilisation à l’heure, et les résultats vont de pair avec le port. Plus vous la porter, mieux vous vous portez. De plus, L’orthèse plantaire agit aussi à titre préventif, presque aussi efficacement que l’exercice physique et une bonne santé en général.


Le secret de la vie est dans le mouvement, comme on le répète, notre but est de vous garder à la verticale le plus longtemps pour vous éloigner de l’horizontale.

Avec les propriétaires d’Orthèse GO, deux Pat, Bouchard et Gervais, ça marche mieux !

L’épine de Lenoir

L’épine de Lenoir est souvent liée à une fasciite plantaire. C’est une excroissance osseuse qui apparait à la base du talon à cause d’une trop grande sollicitation du fascia sur son insertion.

Les fractures de fatigue

Elles se produisent surtout sur les métatarsiens, généralement du 2ième au 5ième. Les personnes les plus touchées sont souvent très actives et travaillent plusieurs heures de suite debout.

L'hallux valgus et le quintus varus

Bien connu de tous, le fameux « oignon » au gros orteil et son homologue, qui semble avoir un nom tout droit sorti d’Astérix, le quintus varus, sont tous deux le fruit des mêmes facteurs

Le névrome de Morton

Le syndrome de Morton est une inflammation chronique de certains des nerfs sensitifs se situant entre les os de la partie moyenne de votre pied (outch, c’est douloureux !)

Le pied creux

Caractérisé par un appui plantaire et talonnier important, il est souvent associé avec une instabilité de la cheville.